Vous connaissez tous le livre « Raisons et sentiments », le premier roman de Jane Austen, publié en 1811 et considéré comme le premier grand roman anglais du XIXè siècle.
Pour vous rafraîchir la mémoire, voici un bref rattrapage du synopsis de l’histoire : « Injustement privées de leur héritage, Elinor et Marianne Dashwood sont contraintes de quitter le Sussex pour le Devonshire, où elles sont rapidement acceptées par la bourgeoisie locale étriquée et à l’hypocrisie feutrée.
L’aînée, Elinor a dû renoncer à un amour qui semblait partagé, tandis que Marianne s’éprend bien vite du séduisant Willoughby. Si Elinor, qui représente la raison, dissimule ses peines de cœur, sa cadette étale son bonheur au grand jour, incapable de masquer ses sentiments. Jusqu’au jour où Willoughby disparaît… »
Pourquoi cette introduction ?
La littérature classique romantique nous apporte un axe de réflexion que nous pouvons aisément contextualiser à l’actualité du monde du travail aujourd’hui.
Démonstration :
La raison se définit de la façon suivante : faculté qui permet à l’être humain de connaître, juger et agir conformément à des principes.
Sentiment : du verbe sentir. C’est avoir une impression, une affection, une opinion, un penchant.
A présent, remplaçons le mot raison par stratégie et le mot sentiment par bien-être au travail.
Une question qui est loin de l’approche d’Elon Musk, récemment élu comme ministre de l’Efficacité gouvernementale aux États-Unis où la productivité est devenue l’unique moteur d’action. Il déclarait encore récemment, qu’il souhaite privatiser au maximum les institutions publiques afin d’inclure le risque de la faillite pour maintenir la rentabilité.
Cette nomination soulève des inquiétudes quant à son impact potentiel sur le bien-être des employés. Elon Musk étant connu pour privilégier l’efficacité et la productivité au détriment du bien-être des employés.
Son style de management est simple :
- Des attentes élevées en termes d’engagement et de performance
- Des décisions drastiques, comme le licenciement de 75% des employés de Twitter après son acquisition
- Une culture de travail intense avec de longues heures
On se moque complètement de l’homme et de son bien-être. Tout est uniquement centré sur la rentabilité, le profit et la performance. L’humain, rien à faire !
Par opposition, de nombreuses études montrent que le bien-être des collaborateurs est un facteur clé de productivité et de performance qui impactera directement la rentabilité de votre entreprise. Quel que soit la taille de votre structure.
Par conséquent même si vous êtes un indépendant, un solo preneur ou un freelance. Pour enfoncer le clou, n’oubliez pas que ce paramètre du bien-être est encore plus crucial, puisque vous êtes le seul garant de la productivité.

Des chiffres bons à savoir, qui démontrent que ce positionnement est un non-sens dans un monde en perte de sens au travail :
- La productivité des collaborateurs heureux augmente de 12%.
Comme une impression d’enfoncer une porte ouverte, mais vous m’accorderez qu’un environnement de travail adapté, agréable et confortable (ergonomique) est plus stimulant. Il sera plus épanouissant et son impact est direct : diminution du stress, favorise la concentration et permet d’être plus efficace dans ses tâches.
- Les collaborateurs malheureux sont 10% moins productifs.
Enfonçons le clou de l’évidence en rappelant que l’absence de bien-être au travail a un impact négatif direct sur l’implication et la motivation des collaborateurs.
Il favorise l’absentéisme, l’apparition de maladies chroniques, la fragilisation psychologique et participe activement à l’augmentation du turn-over au sein de votre structure. Dans un contexte d’un marché du travail tendu, cela n’arrange rien du tout.
- Une démarche de qualité de vie au travail (QVCT) peut réduire l’absentéisme jusqu’à 25%.
Tout est lié. Si nous remplaçons « raisons et sentiments » par « causes et conséquences » nous arrivons à la conclusion simple qu’en prenant soin du bien-être psychologique et physique de vous et de vos collaborateurs, les entreprises limitent les arrêts de travail et les coûts associés.
Conclusion, vous avez plus de bénéfices à réaliser en créant un environnement de travail adapté et agréable pour vous et vos collaborateurs.
- 60% des collaborateurs se sentent plus motivés quand l’entreprise prend en compte leur bien-être.
Vous créez l’engagement. Vos collaborateurs seront à l’heure, plus proactif et ils auront un meilleur engagement dans les projets. Un bénéfice de plus qui se transforme un gain pour vous, donc en rentabilité directe.
In fine, les bases de la relation à l’autre qui intègre la notion de respect et de reconnaissance ou la concrétisation de la fameuse bienveillance.
Conclusion, quatre exemples de chiffres qui démontrent clairement que le bien-être au travail est un facteur clé de la performance. Celui de comprendre le facteur humain dans l’équation de la productivité.
Bien-être au travail = productivité durable
Vous l’aurez compris, instaurer une démarche QVCT (Qualité de Vie et condition au Travail) présente plusieurs avantages pour les entreprises :

Amélioration claire de la performance
L’atteinte des objectifs, donc la productivité augmente significativement dans un cadre de travail permettant les échanges pour stimuler la créativité, ainsi que la concentration.
Réduction des coûts
L’absentéisme diminue jusqu’à 25%, limitant ainsi les coûts liés aux remplacements.
Le turnover peut baisser de 25% à 65%, réduisant ainsi les coûts de recrutement.
Par ailleurs la démarche QVCT diminue les accidents du travail et les risques psycho-sociaux.
Renforcement de l’image de l’entreprise
Une démarche QVCT renforce l’image de l’entreprise en montrant son engagement concret envers le bien-être de ses collaborateurs. C’est ce que l’on appelle l’amélioration de la marque employeur.
Le bénéfice est simple : votre société est attractive et facilité le recrutement des talents nécessaires à votre croissance. Vos collaborateurs ont envie de rester.
Amélioration du climat social
Une communication plus ouverte et des rapports stimulants, autrement dit c’est la formalisation d’une culture d’entreprise forte qui rassemble autour de valeurs communes.

Une démarche QVCT nécessite de s’investir de la conception à la réalisation. Elle nécessite un investissement financier. C’est une gestion projet rigoureuse à mener. C’est aussi un investissement aux bénéfices avérés.
C’est une formidable opportunité pour se développer autour d’une identité forte qui renforce l’engagement collaborateur entre raison et sentiments. L’histoire se reproduit, il n’y a que le contexte qui changer.
Vous pouvez opérer cette transformation, demandez les informations sur notre nouvelle formation : préparer et conduire un audit organisationnel.
Cette formation a pour objectif de vous faire maitriser le processus et les outils d’analyse pour établir un diagnostic organisationnel intégrant les aspects stratégiques de la transformation, cartographier clairement les enjeux et intégrer les coûts pour concevoir des solutions stratégiques et opérationnelles efficaces et durables, tout en garantissant les principes de la QVCT.



