Inspiration minimaliste, c’est de saison !

Nous voilà début juin et nous poursuivons sur des semaines raccourcies par le week-end de la Pentecôte qui pointe le bout de son nez.

Après un mois de mai parsemé de longs, de très longs ponts et comme le disait ma très chère grand-mère : de véritables aqueducs !

Le paradis pour certains, l’enfer pour d’autres.

Quel que soit votre penchant, le mois de mai est surtout synonyme du retour des beaux jours qui nous donne envie d’ouvrir grand les fenêtres, qui nous donne des envies de changement. Nous n’allons pas parler de gestion temps et d’organisation pour votre travail qui se trouve chambouler par ces semaines raccourcies, mais d’une contrainte qui nous concerne tous !

Celle de ranger ses vêtements d’hiver pour laisser place à votre collection été !

Là encore, le paradis pour certains et l’enfer pour d’autres…

Nous sommes tous contraints à cet exercice de style à bien des niveaux : petits et grands.

Bien entendu, après les avoir sélectionnés, nettoyés, inspectés (pour procéder à d’éventuelles réparations), triés et soigneusement pliés en structurant l’implantation, autrement dit en optimisant les espaces.


Rappel :

  1. On garde uniquement les vêtements que l’on aime, dans lesquels on se sent bien, beau ou belle.
  2. On évite d’attendre pour recoudre un bouton ou un ourlet défait… (à décliner pour les accessoires.)
  3. Absolument CONTRE, l’idée de ruser en « fourrant » ses affaires un peu partout, oui à l’optimisation, non au chaos !

Pour nous adultes, c’est assez simple. Pou nos enfants, petits et grands, c’est une bonne occasion de faire le point sur les manquants ou ce qui n’est plus à la bonne taille. Vous allez pouvoir profiter de la période des vide-greniers qui bat son plein pour revendre ou acheter à petits prix. C’est bon pour le porte-monnaie et pour la planète de faire fonctionner le marché de la seconde main.

C’est aussi une histoire de niveau d’encombrement à gérer ou à maitriser.

A ce propos, connaissez-vous l’histoire de Fumio Sasaki ?

Fumio Sasaki est l’Initiateur de la tendance minimaliste. Jeune quadragénaire, ancien éditeur de mangas au Japon et un ancien collectionneur compulsif qui a décidé de radicalement changer de vie en faisant le vide autour de lui.

Laissez-moi vous présenter le sujet : Fumio a décidé de vivre dans un appartement de quelques mètres carrés, suffisamment dépouillé pour lui permettre de déménager en quelques minutes s’il le souhaitait.

Fumio Sasaki est surtout l’auteur de ce fabuleux ouvrage « L’essentiel et rien d’autre : l’art du minimalisme pour retrouver sa liberté d’être », publié en 2017. Dans ce livre, il décrit sa volonté de réduire ce qu’il possède au strict minimum, qu’il estime à pas plus de 300 objets, pour être heureux.

Qui possède qui ?

En aucune façon, c’est une suggestion d’adopter cette transformation, mais une invitation à la réflexion. Sur ce que nous possédons et notre rapport à ces possessions, voir ces accumulations. En effet, la démarche de Fumio Sasaki nous permet de nous interroger sur nos rapports aux objets qui nous entourent en commençant par nos vêtements.

Nous sommes souvent dotés d’un dressing qui déborde, alors que nous portons les mêmes vêtements en nous plaignant que nous n’avons rien à nous mettre.

Amusez-vous à tout sortir, à tout étaler et vous prendrez conscience du volume… Un exercice qui peut être très amusant.

Alors est ce que le minimalisme, serait-il LE remède à nos frénésies d’achat ?

A nos accumulations aux conséquences financières et environnementales désastreuses ? Pour Fumio Sasaki, la solution est simple : pour vivre heureux, il suffit de réduire ses achats, ce qui réduit le nombre de ses biens.

Poursuivons sur l’exemple du choix de vie de Fumio Sasaki. Il habite dans un appartement de 20m2 qu’il loue pour une somme dérisoire. Savez-vous qu’il trouve trop grand ? Evidemment, puisqu’il n’a que très peu d’objets.

Son souhait : vivre dans une seule pièce de 12m2. Ainsi il réduit son loyer et poursuit sa démarche sur le principe qu’il peut vivre confortablement en gagnant moins et dans un espace de vie réduit puisqu’il ne cède à aucune sirène consumériste. Dans cette aspiration, il ne voit que des avantages : moins de pression, moins de stress n’ayant pas grands besoins et de grandes contraintes.

L’avantage de se retirer complètement de toute inclinaison matérielle c’est que Fumio Sasaki ne se compare plus aux autres. Il ne compare plus sa carrière aux autres, ne compare plus son appartement aux autres, ne compare plus ses objets… Tout ce stress a tout simplement disparu. En résumé, le minimalisme c’est la liberté.

Comment en est-il arrivé à ce changement ?

Cette nouvelle vie a commencé lors de sa prise de conscience en rapport avec sa frénésie de posséder. Il réalisait alors de multiples achats en lien avec sa première passion pour la photographie, dont il collectionnait les appareils photos. Qu’il additionnait avec sa seconde passion pour les instruments de musique, les guitares précisément. Instrument dont il ne jouait même pas ! Ces trésors auraient dû le combler de bonheur. Et bien non, il ne se sentait pas heureux.

Il l’exprime clairement dans un article paru dans Le Guardian : « Je pensais continuellement à ce que je ne possédais pas, à ce qu’il me manquait ».

Le concept du minimalisme est plus qu’un mode de vie, c’est une philosophie de vie prônant la libération des possessions vaines. Le minimalisme est inscrit dans la culture japonaise et rappelle les notions du bouddhisme.

Résultat, Fumio Sasaki s’est délesté de plus de 95 % de ses biens et a simplifié ainsi sa vie.

Son dressing se compose de quelques t-shirts, chemises, pantalons et paires de chaussettes :

Pour les inconditionnels du shopping, je vais vous taquiner avec SA liste :

  • 5 paires de chaussures : sandales, baskets blanches, bottes de pluie, chaussures sans lacets et des souliers habillés en cuir noir.
  • 4 ensembles de sous-vêtements et de chaussettes.
  • 4 chemises.
  • 20 t-shirts.
  • 1 livre : « Je ne garde pas de livres à la maison. Quand je lis un livre papier, je m’en débarrasse dès que je l’ai terminé. J’apprécie beaucoup la liseuse. Avant de devenir minimaliste, je possédais plusieurs livres que je n’avais jamais lus, ça me culpabilisait et ça me rendait malheureux. Ce n’est plus le cas maintenant. »
  • 20 ustensiles de cuisine.

Le bonheur de Fumio Sasaki repose sur son nouveau rapport au temps libéré grâce à la possession réduite à l’essentiel.

Il déclare : « Les choses aspiraient mon énergie et mes heures ». La principale vertu du minimalisme est de procurer beaucoup de joie grâce au fait de remplacer le temps consacré au rangement ou au shopping, par plus de moments entre amis, sorties ou voyages.

L’essentiel, sans superflu ! Think différent and take a time for you and your pleasure.

Convaincu ?

Si votre dressing déborde et que vous souhaitez le rationnaliser. Prenons rendez-vous.

Partagez

Plus d'articles

Crise au Louvre : ce que révèle l’organisation du travail

Tribune d’expertise – RCF Solutions
Quand l’organisation du travail montre ses limites
Le Louvre fait face à une période de turbulences : un cambriolage à la galerie Apollon, la grève des agents et l’annonce d’un audit. Ces événements révèlent que lorsque l’organisation du travail est fragilisée, ce sont la dimension humaine, la performance et l’image de l’institution qui en pâtissent.
Il serait tentant de réduire cette situation à une simple problématique de sécurité. Ce serait pourtant une erreur d’analyse, car le problème est plus profond.
Une organisation en décalage avec la réalité du terrain
Les organisations évoluent dans un environnement de plus en plus complexe, marqué par des contraintes réglementaires, des exigences de performance croissantes, des transformations numériques et des attentes élevées de la part des collaborateurs.
Ce contexte engendre :
• des processus qui s’accumulent au fil des années,
• des rôles qui deviennent parfois flous,
• une charge de travail mouvante, rarement régulée,
• des équipes engagées mais sous tension.
Ce décalage crée une fragilité structurelle qui reste invisible tant qu’aucun événement majeur ne survient. Mais dès le moindre choc, cette fragilité se révèle au grand jour.
L’humain, indicateur essentiel de la santé organisationnelle
Les mouvements sociaux ne sont généralement pas le point de départ d’une crise, mais plutôt un signal d’alerte. Une organisation du travail claire et maîtrisée est essentielle pour :
• préserver des conditions de travail satisfaisantes,
• maintenir l’engagement des équipes,
• assurer la continuité des activités.
Performance et image : le reflet de l’organisation interne
L’exemple du Louvre illustre parfaitement que même les institutions les plus réputées ne sont pas à l’abri d’un impact immédiat sur leur image lorsque l’organisation interne est défaillante. Dans toute organisation, la performance externe dépend directement de la cohérence interne.
L’audit organisationnel : un choix stratégique
Décider de lancer un audit n’est pas un aveu d’échec, mais une démarche stratégique. L’audit organisationnel permet de :
• Prendre du recul,
• Objectiver les fonctionnements réels,
• Identifier les points de blocage,
• Aligner stratégie, activités et moyens,
• Construire un plan d’actions pragmatique.
L’objectif n’est pas de désigner des responsables, mais de redonner à l’organisation la maîtrise de son fonctionnement.
Transformation durable : accompagnement et formation
L’audit constitue une étape, mais la transformation durable passe par l’accompagnement et la formation. Il s’agit notamment de :
• Structurer les espaces de travail physiques et numériques,
• Optimiser la gestion du temps,
• Clarifier les pratiques managériales,
• S’approprier de nouveaux modes de travail.
Former, c’est permettre de passer du constat à l’action et d’ancrer les changements dans la durée.
La fin d’année, une opportunité pour agir
Les crises jouent le rôle de révélateur. Elles offrent aux dirigeants et aux DRH l’occasion de :
• Faire un bilan lucide,
• Questionner leurs modes d’organisation,
• Initier des démarches d’audit et de transformation.
Le véritable enjeu n’est pas d’éviter toute crise — cela est impossible — mais de disposer d’une organisation du travail suffisamment claire, solide et humaine pour y faire face.
RCF Solutions Créateur de solutions opérationnelles en organisation du travail

Contactez-nous